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Du ring à la scène…
• Petit-fils de boxeur, Greg boxa de 1993 à 1998 au niveau national amateur (vice-champion de France universitaire 95…euh, des questions ?)
• Fut contraint à abandonner la boxe au moment où il s’apprêtait à passer chez les professionnels
• Obtint son Brevet d’Etat d’Educateur Sportif Premier Degré (Boxe) en 1997

 
Une hasardeuse retrouvaille avec une amie chanteuse le ramena à la pratique musicale
(et à la raison ?)
débutée à l’adolescence sur la guitare de son P'pa…


De 1996 à 2003…
Ils créent ensemble le duo “ Marlhek Trup ” en 1996 et se produisent dans les bars, cabarets, scènes, festivals…durant 7 années
Chantiers des Francos en 1998, premières parties d'Aston Villa, Alan Stivell et La Grande Sophie, découverte “ Attention Talents Scène ” Poitou-Charentes 2001 (réseau Printemps de Bourges), etc.
Deux CD autoproduits : “ Riroum ” (1999) et “ Lait-tu ??? ” (2002)
Il met un terme à cette belle aventure fin 2003 pour se lancer en solo avec ses propres textes & musiques...

2004 : Greg Bo

« Humour, ironie, dérision et calembours servent de petites histoires burlesques, poétiques...où la rime est aussi attendue que redoutée.
Un univers tantôt feutré, tantôt énergique, de la chanson française populaire et intègre »


"On s'connait ?": Premier CD (live)
Six petites histoires remplies d'humour et de tendresse…
CD enregistré lors de sa première prestation scénique (salle du ” Carré-Bleu ” à Poitiers) et autoproduit en partenariat avec Poitiers-Jeunes, Musicontact et Radio France-Bleu Poitou

2007 : Greg Bo…le “ Bo’s band ” ;-)
M
usiciens et techniciens se joignent à lui en vue de préparer concerts et album…
"Un Poing c'est tout": son premier album voit donc le jour en janvier 2008
CD autoproduit en partenariat avec la Sacem et avec le soutien de Cristal Prod & de la Région Poitou-Charentes

2014 : Greg Bo…le “ Big band Orchestra ” et nouvel album "Chat de gouttière" )
Rencontre de l'arrangeur Mathieu DEBORDES, qui lui écrit l'ensemble des parties de cuivres des nouvelles chansons, en vue de l'enregistrement d'un second album intitulé
"Chat de gouttière" (clin d'oeil à son groupe fétiche les Stray Cats). Album aux sonorités vintage donc : choeurs façon pin-up, guitares rockabilly, cuivres façon "Brian Setzer Orchestra"...aux textes parfois volontairement plus légers mais toujours aussi rythmés et finement ciselés.
La pré-production et la direction artistique ont été confiées à Jean-Louis CORTES (ex-pianiste d'Hubert-Félix Thiéfaine).
Album réalisé grâce au soutien de Koxinel Prod et de la Région Poitou-Charentes (Plan Régional des Musiques Actuelles).
En prévision : une tournée avec la nouvelle équipe au grand complet :
chant, guitare, contrebasse, batterie, saxo, trombone, trompette et choriste !!



L'article ci-dessous a été rédigé par Anthony Renaud (étudiant en journalisme) suite à une entrevue au moment de l'enregistrement de l'album :

Greg Bo, chanteur aux gants de velours

le papi

Après une courte mais intense carrière de boxeur, le Poitevin est aujourd’hui pleinement épanoui dans le domaine artistique. Les gants sont rangés au vestiaire, son premier album peut voir le jour.

Le salon est occupé. Chamboulé. Transformé en studio d’enregistrement. Le pied du micro est planté au milieu de la pièce, les amplis et table de mixage à portée de main. Pas de doute, un album mijote ici. Greg Bo, 34 ans, prépare son premier opus. A domicile. « C’est moins stressant et nous sommes plus détendus. Et je n’avais pas le budget pour un vrai studio ».

Après un premier CD live (six titres) sorti en janvier 2005, Greg Bo attend avec impatience son nouveau bébé. Parce que son premier enregistrement, sans le renier, le chanteur perfectionniste le trouve déjà dépassé. « Ce premier support a servi de démo auprès d’organisateurs de concerts. Avec du recul, je me suis aperçu que certaines choses n’allaient pas ». Pour ce nouvel album, prévu pour début 2008, la qualité sonore est donc primordiale. Les arrangements en particulier. « Techniquement, je veux proposer un produit de qualité. Qu’on aime ou pas mon style, mes textes, c’est autre chose ». Invités, cuivres, cœurs et même un duo seront au programme parmi les douze titres.

Seul sur scène ou accompagné de quatre musiciens, Greg Bo, guitare en bandoulière, est un poète au regard dur avec une casquette à la gavroche vissée sur la tête. Grégory a toujours été introverti. Lui-même l’avoue. Alors se produire seul en public, Liliane (« Lyly »), sa maman n’en revient toujours pas. « Il a toujours été très timide. C’était presque un handicap. A l’école, il y avait une grande différence entre ses notes à l’écrit et à l’oral. En devenant chanteur, il a surpris tous ses proches. Les paroles de ses chansons lui ont permis de se libérer ».

Greg Bo, c’est un style bien particulier, « romantico-burlesque » selon lui. Des chansons parlant d’amour, le plus souvent personnelles, qui mêlent dérision et réalisme. Sans moralité. « Je veux toucher les gens mais je n’ai pas de conseils à leur donner ». Des textes divertissants, sans tomber dans la chanson humoristique. « Je préfère un sourire plutôt qu’un rire ».


La boxe à temps plein, puis plus rien

...le papa

Grégory Beau à la ville est Greg Bo sur scène. Une scène qu’il fréquente depuis 1996, même si la musique a bercé toute sa jeunesse. Une initiation au piano à 7 ans -pour faire plaisir à ses parents- permettra de découvrir le solfège. Lui, ce qui le botte, c’est la guitare. Celle de son père pour commencer. Et puis, ce sera l’école de musique Cap-Rock, « à 20 mètres de chez mes parents », à Poitiers. Et là, premier tournant dans sa vie : la rencontre avec Cécile Thoreau. Il a 20 ans. Bientôt, ces deux-là se séparent musicalement mais se retrouveront.

La musique lui plaît, mais la boxe l’attire. Passion familiale oblige. Pendant les années Marcel Cerdan, son grand-père (« Une casquette & du tabac gris » sur l’album) était sur le ring. Le petit-fils aussi veut s’essayer au Noble Art. Pour ce jeune homme timide, la boxe ressemble à une erreur de parcours. Finalement, c’est un exutoire. « Je n’étais pas bien dans ma peau. J’étais devenu bagarreur alors que ce n’était pas du tout mon tempérament. J’avais un gros manque de confiance en moi ».

Les progrès sont rapides. Il empoche un titre de vice-champion de France universitaire en 1995. « J’ai débuté tardivement mais je regardais beaucoup de combats. Je connaissais bien la gestuelle ». La boxe amateur s’offre à lui et vingt-trois combats plus tard, la boxe professionnelle lui tend les bras. Tout va vite. Trop vite. Jusqu’à saturation. Entraînements, footings, musculation s’ajoutent aux combats. Aucune relâche, aucune sortie entre amis. Son corps lâche après cinq ans de pratique. Diagnostic : une tendinite des deux épaules. Un mal (« une sorte d’anorexie sportive ») qui s’avérera psychologique. « Je n’avais plus le choix, je ne pouvais plus me servir de mes bras ». Il se rend à l’évidence, la boxe, c’est terminé. Et là, tout rentre rapidement dans l’ordre. La pression mentale était insupportable. Retour à la case départ. Retour à la musique. A 28 ans.

Depuis ce jour, Greg Bo a changé de conception sur la boxe. « J’adore toujours la gestuelle propre à ce sport, c’est une forme d’expression corporelle artistique. Mais la recherche absolue du KO, je ne supporte plus ».

La révélation du chanteur solitaire

Hasard ou coïncidence, Grégory recroise la route de Cécile Thoreau, sa compagne musicale durant son adolescence. Encore une fois, tout va très vite. Le duo sillonne les bars et les festivals dans le sud de la France avec des reprises de chansons françaises puis les propres textes de Cécile. Grégory lui, se charge de la partie musicale. Le groupe « Marlhek » est né. Cécile l’extravertie mène Grégory le réservé. Les deux font la paire. Chantiers des Francofolies en 1998, première partie d’Aston Villa et de la Grande Sophie entre 1999 et 2002 : sept années de scène « éclatantes », même si les deux amis peinent à décrocher le statut d’intermittent du spectacle.

Et puis, Grégory décide de tenter l’aventure en solo après un désaccord avec son double qui lui servait de protecteur sur scène. « Je me suis rendu compte que j’étais dépendant d’elle. C’est là que j’ai commencé à me mettre dans la peau d’un chanteur. Ce fut une révélation. J’ai pris mon pied. Ce sont des potes qui m’ont incité à me lancer seul ». Greg Bo est né. En 2003. La suite est connue.

Sanseverino tourne en fond musical dans le studio improvisé. Le temps s’écoule, le feu de la cheminée s’éteint. Au-dessus, un portrait de Louis de Funès. Dans la cuisine, une deuxième photo est suspendue. Le comédien français apparaît dans « Ni vu ni connu » d’Yves Robert. « Ca ferait un bon titre pour mon album », lance Greg Bo, pensif. Avant de rectifier, quelques respirations plus tard. « Non, finalement, c’est nul comme idée ! ». L’univers Greg Bo, c’est cela. La boxe, la musique et Louis de Funès. « Je me souviendrai toujours de la première fois où j’ai vu de Funès. C’était dans « l’Aile ou la Cuisse ». J’avais 6 ans. Le seul soir où j’avais le droit de regarder la télé, c’était pour voir ses films ». Au-delà de la nostalgie, la fascination pour cet anti-héros au physique si particulier est palpable. A tel point que le Poitevin a consacré une chanson au comique grimaçant (« P’tit Louis ») dans son nouvel album.

Un album qui n’a pas encore de titre. Ni de pochette d’ailleurs. Le chanteur hésite. Il souhaite un clin d’œil à son ancien sport, sans que l’étiquette de boxeur ne lui colle à la peau. « Ce n’est pas la musique de Rocky ». Parce que Greg Bo, lui, a des gants de velours.
Anthony RENAUD